Sitemap
About Me
Self Reflection
Writing
Personal Growth
Healing

About Me – Julien Ciro Riviezzo – FR

4 min readMay 11, 2025

--

Du béton gris aux profondeurs de la mer Rouge.

Press enter or click to view image in full size

Photo de Julien Ciro Riviezzo. Tous droits réservés.

Dahab, Égypte. Là où j’ai appris à respirer autrement.

Je viens d’un endroit où on a plus de chances de se planter que de réussir.

J’ai grandi dans un quartier défavorisé, dans le sud de la Belgique, où j’ai été très vite confronté aux recoins sombres de la nature humaine : les embrouilles, la violence, la tristesse, la pression sociale, la drogue, la mort. Là où j’ai grandi, on apprend tôt qu’on ne peut compter que sur soi pour s’en sortir.

L’avantage quand on commence tout en bas, c’est qu’on n’a pas vraiment d’autre choix que de rester là… ou d’attaquer les parois du puits à mains nues et grimper.

Mon gouffre à moi s’appelait “La Cité des Oiseaux”. Un nom assez ironique : ici, même les oiseaux n’auraient pas eu la présence d’esprit de venir fonder une famille.

On n’y arrivait pas par hasard, mais par contrainte.

Ma mère m’élevait seule. Après dix ans de sobriété, l’alcool est redevenu sa porte de sortie.

(J’y reviendrai peut-être un jour, dans un autre article.)

C’est à cette époque que j’ai compris l’importance – et la puissance – du choix.

Quelle que soit notre réalité, aussi pauvre ou insignifiante qu’elle puisse paraître aux yeux du monde, on a toujours le choix.

Pour moi, c’était : rester là, et finir comme les zombies qui m’entouraient.

Ou m’échapper.

Les mots

Ils sont devenus ma bouée de sauvetage.

Un échappatoire providentiel.

Dans un vieux carnet, je couchais mes peurs, mes doutes, mes douleurs. Je lui disais tout bas ce que ma voix n’aurait jamais osé exprimer.

C’était ma réalité – ou du moins, celle que je ressentais.

“Si tu as quelque chose à dire, trouve la manière la plus simple de l’écrire. Pleure de l’encre tant que tu peux. Et n’arrête que lorsque ton réservoir est vide.”

Mon thérapeute était en papier. Et sa méthode était radicale.

Publicitaire, mais à quel prix ?

Plus tard, mon envie d’écrire m’a conduit à devenir copywriter en publicité.

Je n’écrivais plus pour survivre, mais pour gagner ma vie.

J’offrais mes mots à des marques.

J’aidais des multinationales à remplir leurs poches. Et je vidais mon cœur… en gonflant mon compte en banque.

Je croyais qu’on était tous gagnants.

Un deal win-win, comme on dit.

Mais en vérité, je m’étais fait entuber par le système.

Je pouvais pondre des headlines à 23h sous pression. Créer un spot radio en 20 minutes. Trouver une baseline en réunion, l’écrire sur un post-it, et sortir sans un mot.

Je faisais le show devant des comités exécutifs. Et je vendais mes idées.

Et j’en étais fier, en plus.

J’étais devenu une machine. Je produisais. Mais je n’éprouvais plus rien.

Je n’avais pas pris l’ascenseur social – il était en panne.

J’avais pris l’escalier de service.

Et une fois en haut, je me suis aperçu que j’étais devenu le parfait zombie.

Le retour à moi

En voulant fuir, je suis allé trop loin.

Je me suis perdu. Lentement. Sournoisement.

Je n’ai pas fait de burn-out, pas de crise visible. Ma perdition était plus vicieuse.

Silencieuse.

Get Julien Ciro Riviezzo’s stories in your inbox

Join Medium for free to get updates from this writer.

En apparence, tout était parfait : belle maison, voiture allemande, jolie famille, poste à responsabilités dans une boîte internationale.

Le rêve du petit gars des cités.

Sauf que le matin, devant le miroir, je ne me reconnaissais plus.

Je n’avais pas changé physiquement.

Mais mon regard était vide.

Je devais partir. Pas en vacances. Pas prendre un break.

Partir pour me retrouver.

Ou me perdre autrement.

Alors, je suis allé là où mon mental ne pouvait plus me suivre : sous l’eau.

Le freediving

Je suis arrivé à Dahab, en Égypte, avec mes valises pleines de tristesse et quelques excédents de regrets.

Là-bas, j’ai découvert l’apnée. Et tout a changé.

Plonger dans l’océan avec un seul souffle, c’est plonger en soi.

Le vide et sa profondeur ne sont qu’une métaphore de notre propre esprit.

En apnée, notre pire ennemi, ce n’est pas l’eau, ni le manque d’oxygène.

C’est nous.

Nos pensées. Notre tension. Notre peur.

Plus on résiste, plus on coule.

Plus on lâche, plus on descend.

Le secret, c’est d’apprendre à faire confiance :

À son corps. À son souffle. À la vie.

Et paradoxalement :

Plus la tête est vide, mieux elle coule.

Là, dans ces profondeurs, j’ai commencé à me reconnecter.

Non pas au copywriter. Ni au coach.

Mais à l’enfant.

Celui qui écrivait pour survivre.

Et qui, déjà, écrivait pour guérir.

Aujourd’hui

Aujourd’hui, j’écris pour partager tout cela.

Mes chutes. Mes renaissances. Mes prises de conscience.

Mes mots. Mes larmes. Mes sourires.

J’ai longtemps écrit pour moi.

Aujourd’hui, j’écris pour les autres.

Pour ceux que ça touche.

Et si ça peut aider quelqu’un, quelque part, ma gratitude n’en sera que plus grande.

À toi qui lis

Tu n’es pas arrivé ici par hasard.

Si une partie de mon histoire résonne en toi, alors peut-être que c’est le bon moment pour qu’on se croise.

Prends cette rencontre avec mes mots comme un rappel de l’univers.

Tu n’es pas seul.

Et si un jour tu as besoin, je serai là.

Bienvenue.

→ Si tu veux suivre ce voyage intérieur et en mer, clique sur “Follow” en haut de la page.

About Me
Self Reflection
Writing
Personal Growth
Healing

--

--

Julien Ciro Riviezzo
Julien Ciro Riviezzo

Written by Julien Ciro Riviezzo

0 followers

Ex-copywriter turned coach & freediver. Writing in English & French about silence, transformation, and the breath beneath it all.